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C'est bien simple, le bouclier se nomme ainsi car Il porte le nom de Charles Brennus, athlète et parisien, dirigeant du rugby français qui a réalisé le trophée en 1892. Sous les conseils avisés du célèbre Pierre de Coubertin, a été choisi pour réaliser ce trophée inédit. Une commande est survenue avant la première finale de l'histoire qui opposa le Racing Club de France au Stade Français Paris en 1892. Réalisé avec l'aide des plans dessinés par le Baron, le bouclier sera brandi pour la première fois par Carlos de Candamo, le capitaine péruvien du Racing. Contrairement à une idée répandue, il ne fait pas référence directement au chef gaulois Brennus, même si le nom évoque symboliquement l’héritage gaulois. Le bouclier de Brennus est le trophée remis chaque année au vainqueur du championnat de France de rugby à XV, aujourd’hui appelé le Top 14.
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Brennus Ambiorix Crosnier, connu sous le pseudonyme Charles Brennus, est un médailleur, ciseleur et un dirigeant sportif national français, né à Châteaudun le 30 novembre 1859 et mort au Mans le 23 décembre 1943, Il est enterré à Franconville
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Description
Il s'agit d'un bouclier symbolique fixé sur une planche de bois, que la fantaisie des différents détenteurs a façonné peu à peu. Ce trophée est surnommé « le bout de bois » par les joueurs de rugby français. Le bouclier fait 1 mètre de haut, 75 centimètres de large et 2,5 centimètres d'épaisseur Créé en 1892, plaque en laiton fixée sur un large bouclier en bois, poids : environ 16 kg.
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Histoire
Le premier club à remporter le Bouclier fut le Racing Club de France en 1892. Depuis, il est devenu l’un des trophées les plus emblématiques du sport français. La tradition veut que les joueurs célèbrent longuement avec le Bouclier, parfois de manière très festive, ce qui lui a valu plusieurs réparations au fil des décennies. Le bouclier de Brennus est la récompense décernée à l’équipe victorieuse du championnat de France de rugby à XV, le Top 14. Il est également le trophée du Champion de France de longue paume, car un deuxième bouclier de Brennus a été créé, cette même année 1892, à l'initiative du baron Pierre de Coubertin, joueur de longue paume de la société de Paris. Contrairement à une opinion répandue, le nom de ce trophée n'a pas de rapport avec le chef gaulois Brennus qui s'illustra lors du sac de Rome en 390 av. J.-C. Le bouclier fut décerné pour la première fois lors de la finale 1911 au vainqueur le Stade Bordelais UC, ironiquement face au SCUF dont Charles Brennus était le président. Roger Lerou, capitaine du Racing, assure que Brennus en est bien l’auteur. Enfin, Géo Lefèvre, célèbre journaliste de l’époque, rapporte que Brennus lui-même en a confirmé sa paternité. La longue paume est un jeu de gagne-terrain qui est une forme de jeu de paume. Ce jeu d'origine française est très pratiqué du Moyen Âge au XVIIIe siècle en France, mais aussi dans le reste de l'Europe. La longue paume donne notamment naissance à des sports comme la balle au tambourin, le fistball et le ballon au poing. Ce jeu est classé à l'Inventaire du patrimoine culturel immatériel français en 2012.
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Naissance
Le bouclier de Brennus fut créé en 1892 afin de récompenser le futur vainqueur de la première finale du championnat de France de rugby qui devait avoir lieu le 20 mars de cette année-là et également pour récompenser le premier championnat de Première catégorie en « parties terrées » de longue paume. Le baron de Coubertin conseilla cette année-là à la Commission centrale de rugby de prendre contact avec le graveur parisien Charles Brennus et il fit de même auprès de la Commission centrale de longue paume, de sorte que les deux fédérations continuent, de nos jours, à récompenser leurs champions de France avec ces mêmes boucliers. Dessiné par le baron Pierre de Coubertin, président de l’Union des sociétés françaises de sports athlétiques chargée du championnat — la Fédération française de rugby n’existant pas encore à cette, il fut gravé par Charles Brennus, président du club de rugby parisien le SCUF (Sporting club universitaire de France rugby) et graveur. La création de ce trophée est mentionnée dans un article de 1892 de Sports athlétiques, journal de l’USFSA : « C’est au baron Pierre de Coubertin, que revint la lourde tâche matérielle, c’est lui qui voulut bien se charger des délicates fonctions d’arbitre, c’est également lui qui offrit le challenge dont le club vainqueur eut la charge : un magnifique bouclier damasquiné, au centre les armes de l’Union, deux anneaux enlacés et la devise « Ludus pro Patria ». Monté sur un magnifique cadre de peluche rouge, cet objet d’art fait le plus grand honneur à celui qui l’a conçu. Nous croyons savoir que l’auteur n’est autre que le dévoué et sympathique secrétaire de l’Union » L’original est conservé au musée de la Fédération française de rugby à XV. Depuis 2004, une réplique de l'original réalisée par l'orfèvre Louis-Guillaume Piéchaud est remise chaque année à l'équipe victorieuse.
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Mais l'histoire entre Charles Brennus et le rugby ne s'arrête pas là. En 1914, la Première Guerre mondiale débute, beaucoup de jeunes rugbymen des plus grands clubs et de l'équipe de France meurent au combat. Le rugby français est proche de disparaître. Inquiet, Charles Brennus a l'idée en 1916 de rencontrer le général William Birdwood, commandant de l’armée de Nouvelle-Zélande, alliée de la France. Il lui propose de monter une équipe composée de soldats néo-zélandais pour une tournée dans tout l’Hexagone. L'objectif est de promouvoir le rugby auprès des plus jeunes, ceux qui n'ont pas encore l'âge d'être appelés sur le front. À l'instar du rugby, le baron Pierre de Coubertin avait offert un bouclier de Brennus au début du siècle dernier pour récompenser le vainqueur du Championnat de France de football. Alors qu'il était porté disparu depuis 1940, ce trophée a été retrouvé par la Fédération en 1981. |