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Histoire de la redoute de Franconville

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Construite entre 1874 et 1877 sur les hauts de Cormeilles, le fort est l'un des plus grands ouvrages de la seconde ceinture défensive de Paris conçue par le général Raymond Adolphe Séré de Rivières.

 

Construction stratégique

Bâti en pierre de taille pour abriter une garnison de plus de 1 000 hommes et une soixantaine de canons. Sa mission principale était d'interdire l'accès à la vallée de la Seine et de contrôler les voies ferrées vers le nord et l'ouest.

 

 Batterie plan 2   Plan Redoute 

L'obsolescence et la Première Guerre mondiale

Période 1885 - 1918
L'invention de l'obus torpille rend les fortifications en maçonnerie obsolètes. N'ayant pas été renforcé de béton, le fort sert de dépôt de munitions puis accueille des batteries antiaériennes (DCA) durant la Grande Guerre pour protéger Paris des raids de Zeppelins.

Période 1940 - 1970
Occupé par l'armée allemande qui y installe des pièces antiaériennes, il sert ensuite de centre d'hébergement temporaire pour les harkis à la fin de la guerre d'Algérie, puis de centre d'entraînement au combat urbain pour les commandos de l'armée française.

État actuel et valorisation
Le fort est aujourd'hui dans un très bon état de conservation, préservé des démolitions grâce à son intégration tardive dans le domaine public de l'État et le soutien de la Région Île-de-France.

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Patrimoine vivant : Il est géré et entretenu par l'association Les Amis du Fort de Cormeilles (IAFC), qui y restaure la forge, la boulangerie (avec ses fours d'époque) et la poudrière.
Des visites guidées y sont organisées chaque mois (généralement le premier dimanche du mois) ainsi que pour les Journées du Patrimoine.
C’est également un lieu de tournage : Grâce à ses galeries, casemates et sous-sols intacts, l'édifice est régulièrement loué pour des tournages de films, de séries historiques ou de clips vidéos.
La disparition du secteur de la redoute situé sur la commune de Franconville s'est déroulée progressivement entre les années 1970 et 1990.
Le sous-sol des collines du Parisis abrite l'un des plus importants gisements de gypse d'Europe (servant à fabriquer le plâtre). Dès le XIXᵉ siècle, la carrière Lambert (devenue plus tard Placoplatre) s'est développée à ciel ouvert. Au fil des décennies, le front de taille de la carrière s'est agrandi vers le nord et l'est, grignotant le plateau militaire jusqu'à absorber l'emprise du terrain où se trouvait la redoute.
Construits en maçonnerie de pierre, la redoute et les chemins couverts voisins sont devenus militairement obsolètes dès 1885 avec l'arrivée des obus torpilles. N'ayant plus d'utilité pour le Ministère de la Défense, ces terrains ont été déclassés du domaine militaire puis vendus aux exploitants de la carrière.
Batterie cotillons

 

En parallèle de l'extraction minière, le développement des voies de communication du secteur (notamment l'élargissement des voies ferrées et les voies d'accès industrielles) a achevé d'effacer les derniers reliefs des terrassements d'origine.
Aujourd'hui, l'emplacement exact de cette redoute correspond à la gigantesque fosse de la carrière à ciel ouvert, au niveau de la limite communale entre Cormeilles-en-Parisis et Franconville.

 

Sur la commune de Franconville, les vestiges militaires sont très rares en raison de l'urbanisation et des transformations industrielles.